La Compagnie de l'alouette

Envol d'une compagnie au répertoire jubilatoire

 

AME Productions travaille en partenariat avec la "Compagnie de l'Alouette" née du "Théâtre de porcelaine" créé il y a 24 ans à Sèvres par Uta TAEGER.

Venue à l'écran lors de la Nouvelle vague, Uta TAEGER participe au film culte '"Aimez-vous Brahms ?". Elle entre dans l'univers théâtral au côté de Claude RICH et crée plusieurs rôles pour Jean ANOUILH: "Victor ou les enfants au pouvoir" (Roger Vitrac) "le boulanger, la boulangère et le petit mitron", "le directeur de l'opéra", "chers Z'oizeaux"...  Mariée au chanteur, poète, écrivain, Jean Claude DARNAL, Uta est la mère de la chanteuse Julie DARNAL et de Thomas DARNAL, ancien membre de la MANO NEGRA.

 

La Compagnie réunit une trentaine de comédiens et présente, chaque saison, 2 à 3 créations théâtrales dans le répertoire classique ou contemporain.

 

La spécificité de la Compagnie de l'Alouette est double :

 

- proposer un répertoire ambitieux conjugant culture et divertissement, pour tout public, servi par un plateau de comédiens nombreux et pour un budget résolument modéré,

 

- jouer dans un espace scénique même réduit, sans contraintes techniques, grâce aux mises en scène et scénographies conçues à cet effet par Christian TERMIS.
 

"Le suicidé malgré lui", tragi-comédie russe de Nicolaï Erdman - création 2014 ( Photos bandeau et ci-dessus Patrick Huguet / Paxel )

"Les Proverbes", de Carmontelle

  (1717-1806)

Création au THEO Théâtre ( Paris 15 ) en Janvier 2017

 

Pour inaugurer sa rentrée au THEO théâtre à Paris, la compagnie de l’alouette présente tout au long du  mois de Janvier 2107, une sélection de « Proverbes » de CARMONTELLE.

 

Architecte, graveur, dessinateur mais aussi portraitiste ... de l’âme humaine, Louis CARROGIS dit «CARMONTELLE » (1717-1806), est un auteur aux multiples facettes, contemporain de MARIVAUX.

 

On lui doit quelques 600 portraits dont celui qui met en scène la famille Mozart, mais aussi un nombre impressionnant de « Proverbes », petites comédies vouées à l’improvisation autour d’un canevas par les gens de cour, et véritables miroirs de l’âme, hier comme aujourd’hui.

 

Après chaque saynète, le public est invité à jouer à découvrir le proverbe illustré et, en cas de bonne réponse, à gagner une place pour une prochaine représentation ou un cadeau thématique en relation avec la saynète présentée Franc succès !

 

Spectacle tout public !

 

 

Nouvelle création  : "les proverbes" de Carmontelle ( 1717-1806 ) - Janvier 2017 au Théo Théâtre

 

Affiche Alexandre Demazoin

 

 

3 artistes photographes nous font l'amitié de nous proposer 3 regards différents sur les 12 courtes pièces de CARMONTELLE sélectionnées par la Compagnie de l'alouette pour la rentrée 2017.

 

Merci à eux pour leur fidèle présence à nos côtés !

 

 

Galerie Patrick HUGUET / copyright PAXEL

 

 

 

Galerie Evelyne DEMAZOIN (DR )

 

 

Galerie Gilles BROCHAND / copyright IMAGILE

 

Le Bourgeois gentilhomme

la quête dérisoire d'une autre identité...

 

Du 6 au 9 Mai - Quatre représentations du «BOURGEOIS GENTILHOMME» de maître Jean Baptiste Poquelin, à la salle de l'ancienne gare de Sèvres, par les comédiens de la Compagnie de l’Alouette.

 

La mise en scène signée de Christian TERMIS met en lumière la détresse et la folie d’un bourgeois, tour à tour et à la fois impitoyable pour son entourage et sa condition, et pitoyable dans son désir dérisoire d'ascension vers un univers en trompe cœur qui lui est définitivement inaccessible.

 

Comme dans la souffrance de Molière, la jeunesse et l’amour triomphent dans un tourbillon de rires partagés ; et la solitude de l’exclu retombe sur Monsieur JOURDAIN - et sur Molière ... - comme un inéluctable couperet...

"La chanson d'Albertine"

Répétition en présence de l'auteur, Sébastien Weber

 

Sur fond de grande guerre, Sébastien WEBER, signe une œuvre forte avec sa dernière création, dont s’empare la Compagnie de l’alouette pour sa rentrée prochaine : « la chanson d’Albertine ».

C’est un privilège rare pour des comédiens que de pouvoir jouer leur rôle devant celui qui les a conçus. Et lorsque, de surcroît, la présence de l’auteur est destinée à ajuster aux contours des comédiens, le dénouement de sa pièce réquisitoire, on peut presque parler de ..."Théâtre sur mesure" !

 

Sébastien WEBER (à gauche) et  Christian TERMIS, metteur en scène

Réunis dans une haine partagée pour la vieille dame indigne, chevalière d'industrie du canon, centenaire, et qui en fait voir à  tout son entourage, les comédiens de la troupe de l’Alouette, sous le regard de l’auteur, s'apprêtent - chacun selon sa partition-  à jouer... « la chanson d’’Albertine »…

"La chanson d'Albertine"

Sébastien WEBER

 

 

Quelques jours avant la fin des hostilités, dans la grande maison des Trachat-Mallacombe, on s’apprête à fêter le centenaire de la redoutable Joséphine, capitaine d’industrie démesurément enrichie par la guerre.

 

Mais les festivités vont être quelque peu ternies par l’irruption vengeresse d’un duo de prostituées retorses bien décidées à faire honorer ses dettes à Charles, héritier putatif de l’empire Trachat-Mallacombe, et par la présence inquiétante d’un Wallon et d’un Suisse aux allures de conspirateurs amateurs...

Reprise, en octobre 2014

 

« Le suicidé ... malgré lui »

 

Devant le succès remporté par sa création de la pièce de Nicolaï Erdman, "Le suicidé ... malgré lui", et pour tous ceux qui n'ont pu se procurer une place pour y assister, la Compagnie de l'Alouette donnera, du 10 au 19 octobre 2014, 4 nouvelles représentations de cette farce chargée d'une intemporelle actualité.

 

Les représentations auront lieu à la salle Plomberie du petit THEO Théâtre à Paris (15°), les Vendredis à 20h45 et les dimanches à 19h30.
 

Réservations auprès du THEO Théâtre ou sur les sites partenaires : Fnac, Billetreduc ...

 

 

La présentation de cette pièce et quelques photos figurent au bas de cette page.

 

Créations 2012-2013-2014

 

En  2012, 17 comédiens portent à la scène du théâtre de Sèvres une pièce qui a conservé sa force et son actualité :

 

"Scènes de chasse en Bavière", de Martin SPERR.

 

 

Photo et galerie ci-après : Gilles Brochand

 

 

En 2013, le THEO Théâtre, à Paris (15°) invite la compagnie à jouer la farce de Maître SHAKESPEARE "Les joyeuses commères de Windsor".

 

Durant tout le mois de Mars 2014, la Compagnie présente au THEO Théâtre à Paris une nouvelle création avec un plateau de 13 comédiens: " Le Suicidé ... malgré lui" d'après Nicolaï Erdman.

 

"Les joyeuses commères de Windsor" - W. Shakespeare

 

"Les joyeuses commères de Windsor", de Sir William Shakespeare - Mars 2012

Générale au SEL / Théâtre de Sèvres

 

Traduction, adaptation et mise en scène par Christian Termis, directeur artistique de la Compagnie de l'Alouette .

 

Photo PAXEL - Patrick Huguet

 

 

Extrait : https://www.youtube.com/watch?v=a8ephZTXwgk

 

10 Avril 2014 - Forum centre culturel de CHAUNY (Aisne)

Représentation exceptionnelle des "Joyeuses commères de Windsor" de maître Shakespeare devant les collégiens de CHAUNY, LAON et alentours.


Un public « joyeux », aussi respectueux de l’oeuvre du dramaturge anglais que réactif aux actions et effets scéniques cultivés par les 13 comédiens de l'Alouette sous la direction de Christian TERMIS.


Le sourire aux lèvres... FENTON, jeune premier dont l’amour triomphe dans les bras de la belle Anne PAGE à l’issue de cette farce.

 

Comédie humaine qui met aux prises la jalousie, la bêtise mais aussi la cruauté humaine dont ce pauvre Falstaff fera les frais à son grand dam, pour la  joie des commères résolues à se venger de ses tentatives grossières de séduction.

1h50 de jubilation pour tous les âges ... Immense et toujours actuel SHAKESPEARE !

 

Certains comédiens s'investissent tellement dans les pièces du grand auteur dramatique qu'ils finissent par … lui ressembler.

 

A preuve ce portrait de Sir William Shakespeare ! ...

Comédie

Tout public à partir de 10 ans

Durée : 1h50

Compagnie : Compagnie de l’Alouette

Mise en scène : Christian Termis

 

Avec : Marc André, Annie Berra, Stéphane Billot, Anna Botella, Gérard Bouet, Alexandre Demazoin, David Gherson, Valérie Hugonet, Lou-Mary, Christiane Menini, Philippe Mérat, Lyne Mesnager, Brigitte Robeyns, Christophe Santer, Christian Termis.

 
Le chevalier Falstaff joue les séducteurs à Windsor auprès de deux habitantes… il leur envoie la même lettre… Amies, Alice et Margaret décident de se venger de lui. Mistress Quickly, bonne du docteur mais entremetteuse à ses heures, sera leur messagère auprès de « cette baleine au ventre plein d’huile ». Alice Ford sera l’appât, son mari maître Ford, possédé par le démon de la jalousie et qui surveille sa femme sans relâche, l’instrument naïf et infernal de cette vengeance, entraînant dans son sillage tout le village.

 

 « Falstaff, chevalier désargenté, décide, pour redorer son blason, de courtiser à la fois deux bourgeoises de Windsor : Alice Ford et Margaret Page. Il leur écrit à chacune la même lettre d’amour mais, pour son malheur, Alice et Margaret… sont amies !... » 

 

Affiche Alexandre DEMAZOIN

 


 

 (extrait du site du THEO Théâtre)

 

C'est magnifique, truculent, plein de justesse et terriblement moderne : c'est là qu'on reconnaît les grand auteurs. Shakespeare n'appartient pas à son temps, il est intemporel. Shakespeare n'est pas anglais, il est universel. J'avais lu cette pièce juste avant d’y assister hier soir et je me demandais comme les acteurs allaient s’en tirer. L'adaptation m'a bluffé. Par moments, je me serai cru en Italie ou partout ailleurs mais j'étais à Paris tout simplement . Sans réfléchir, j'y percevais alors les défauts des autres que je venais de quitter (et, bien sûr, aussi les miens). J'ai apprécié la mise en scène, l'éclairage, le rythme endiablé : ces comédiens qui sortent et rentrent comme d'un nid de vipères où ils puisent toutes les énergies malfaisantes. Quelle synthèse fulgurante et divinatoire de nos mille défauts. Heureusement, comme dans toute comédie, la fin est heureuse ; à moins qu'il ne s'agisse que d'une illusion (encore une espièglerie de ce génial écrivain) ou de l’exhortation d'un auteur engagé. Bravo aux comédiens et à la compagnie de l'Alouette ! C'est époustouflant mais j'avais oublié que le théâtre est aussi une performance sportive ! J'adresse, ce courriel à 650 étudiants anciens ou actuels pour leur dire que le théâtre c'est merveilleux; que c'est un contact charnel et magique avec les comédiens et un complément indispensable à la froideur impersonnelle et souvent solitaire des jeux vidéo. Courez au théâtre et surtout dans de petites salles de préférence, celles qui s’efforcent de garder leurs âmes comme le ThéoThéâtre ! Salut les artistes et vive le théâtre !
                                                                                  

Christian MEVELLEC (CNAM)                                       

(20/02/2013)

Les joyeuses commères de Windsor

Comédie de Sir William SHAKESPEARE

 

Galerie Evelyne DEMAZOIN

Galerie Patrick HUGUET - PAXEL

Scènes de chasse en Bavière

Tragédie de Martin SPERR

 

Dans un petit village de Bavière au sortir de la guerre, Abram, un jeune homme étranger au pays, parce qu'il est différent, est soupçonné par  la population d'être homosexuel.

 

Au début, ce sont quolibets et remarques perfides : on dit qu'il a fait de la prison parce que... "c'en est une".

 

Sa mère veut le chasser du village pour, dit-elle, pouvoir "enfin vivre". Puis ces commérages deviennent persécutions:

 

On l'accuse d'avoir eu des rapports avec un jeune attardé mental du village...

Affiche Alexandre DEMAZOIN

 

Face à la traque de cette meute, Abram veut fuir, mais il est déjà trop tard : Tonka, une jeune fille du village, qui attend un enfant, veut l'épouser.

 

Le jeune homme perd la tête.
 

La persécution fait alors place à la haine. Commence la chasse à l'homme.



Galerie Gilles BROCHAND

" Le suicidé ... malgré lui "

d'après Nicolaï ERDMAN

ou : " comment un homme sans travail depuis plus d'un an et ne supportant plus sa condition d'assisté se trouve entraîné dans un tourbillon implacable…"


"En pleine nuit, Sémione Sémionovitch, se réfugie dans sa cuisine pour… manger du saucisson.

 

Sa femme et sa belle-mère s'inquiètent de sa disparition prolongée et craignent une tentative de suicide.


Cette rumeur se répand alors dans l’appartement communautaire et provoque le défilé d’une foule de personnages bien décidés à convaincre Sémione de se suicider pour leur propre cause : l’intelligentsia, l’Eglise, les écrivains, les bouchers, les prostituées…


Soudain valorisé par un tel intérêt pour sa personne, Sémione se laisse convaincre : Va pour le suicide !

 
Mais, face à la mort, une terrifiante question surgit et le hante..."

 

Affiche Alexandre DEMAZOIN

 

 

Avec une situation au départ tragique, Nicolaï Erdman écrit cette farce grinçante et drôle qui pousse jusqu'à l'absurde. Écrite en 1928, cette pièce féroce qui dénonce un régime politique autocrate niant l'Homme dans ce qu'il a de plus cher, son individualité, trouve un écho d'une terrible actualité dans notre société contemporaine. Elle est devenue une oeuvre culte de liberté dans le monde.


L'Auteur - Nicolaï ERDMAN



Très tôt, Nicolaï Erdman s’intéresse à la littérature et dès 1918, il publie ses premiers poèmes au sein du mouvement avant-gardiste des "Imaginistes". À partir  de 1922, il écrit pour le théâtre. Le 20 avril 1925, sa première pièce, "Le Mandat", créée par les acteurs de Meyerhold, est un triomphe. Elle sera jouée 350 fois et reprise dans toute l’Union soviétique.

 

Mais après la mort de Lénine en 1924, Staline s’impose progressivement et dès 1928, un régime totalitaire, marqué par la suppression des libertés et la violence de la répression, est mis en place. C’est cette année que Nikolaï Erdman donne sa seconde pièce, "Le Suicidé", à Meyerhold. Le metteur en scène Constantin Stanislavski, lui aussi intéressé par cette œuvre, fait une demande à Staline, pour avoir l'autorisation de la monter. Mais, en octobre 1932, après de longs mois de répétition, Stanislavski et ses comédiens se voient interdits de toute représentation; la pièce, jugée "vide et même nuisible", est censurée.

 

En 1933, suite à un petit poème satirique sur Staline, Nicolai Erdman est arrêté et interné dans un camp de travaux forcés en Sibérie pendant trois ans. Ce n'est qu'à la fin de la guerre qu’il est autorisé à rentrer à Moscou et il faudra attendre 1956, et la fin du régime stalinien, pour que la pièce "Le Mandat" soit  de nouveau jouée.

 

Abandonnant progressivement l’écriture dramatique, Nicolaï Erdman se consacre essentiellement à ses activités de scénariste de cinéma, consultant au Théâtre de la Taganka et écrit pour le cirque. Il meurt à Moscou en 1970.

 

( Extraits du site du THEO Théâtre )

« J’ai passé un moment formidable ... Nous avons ri aux situations et aux allusions sur la valeur de la vie et les manipulations qui permettent d’utiliser la mort ou le suicide d'une personne faible pour faire ressortir et mettre en valeur des idées bien politiques, toutes sortes d'idées macabres issues des cerveaux tordus des manipulateurs des consciences !

Sans aucun doute certaines situations liées à la vie et la politique, dépassent le temps et les frontières... »

 

Elvita DELGADO

Artiste Vénézuélienne vivant à Paris
(20/03/2014)

 

« Comment trouver la foi en un monde habité par la négation de l'individu ? En son temps, Thomas More, auteur du célèbre "Utopia", avait mis le pessimisme profond qui l'habitait au service d'une société égalitaire et de partage loin des guerres de religions et seigneuriales. Loin de proposer un modèle de société égalitaire dans l'URSS stalinienne de la fin des années 1920, Nikolai Erdman, l'auteur de cette pièce, s'attache à nous montrer comment le régime totalitaire, de quelque nature qu'il soit, nie l'individu de son vivant. Mais résumer cette oeuvre comme un pamphlet contre la Russie soviétique serait avoir les idées courtes. Quel spectateur ne serait pas frappé par la modernité de ce texte écrit il y a plus de 80 ans ? Comment ne pas trouver le désespoir d'un homme sans travail vivant au crochet de l'autre ? Comment ne pas voir le destin d'un homme récupéré par les autres pour en faire un martyr ? Dans un contexte absurde, comique et parfois tragique montrant la bêtise et les limites de la condition humaine, "Le suicidé malgré lui" est une oeuvre qui nous pousse à la réflexion. Face à des comédiens justes et authentiques dans l'interprétation, une chose est sûre... cette pièce ne laisse pas indifférent. A la fois historique, philosophique et politique, le "suicidé" Semione Seminovitch dépasse les frontières de la Russie pour porter l'être humain à une profonde réflexion sur sa place dans le monde et à travers son époque. Semione Seminovitch ne serait-il pas malgré lui le héros de l'aventure contemporaine ? Dirigez-vous vers ce petit théâtre parisien et vous aurez la réponse...»

Hadrien PARTOUCHE

Instituteur 

(12/10/2014)

 

Galerie Patrick HUGUET / PAXEL - Photos de plateau - THEO Théâtre ( PARIS 15 )

Galerie Evelyne DEMAZOIN - photos représentation / THEO Théâtre - Mars 2014

Galerie Paxel / scène du THEO Théâtre - Mars 2014

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